Menu

[Jeu de gestion par navigateur] Test de Throne : Kingdom at War

Jaquette throne kingdom at war
  • Note avis : (3.5/5)

  • Ce qu'on a aimé : Des mécaniques de jeu bien rodées; une réalisation époustouflante; multi-plateforme (navigateur web et mobiles)
  • Ce qu'on a moins aimé : L’absence d’innovation; nécessite de la patience
  • Développeur : Plarium
  • Éditeur : Plarium
  • Sortie : Avril 2017
  • Plateformes : Navigateur web et mobiles
  • Modèle économique : Modèle free-to-play | Boutique premium
  • Langue : Française
  • Processeur : Pentium III cadencé à 1,6 GHz ou ordinateur compatible (Mac OSX)
  • Carte graphique : Intel HD Graphics avec 16 Mo de mémoire minimum
  • Espace disque : 200 Mo disponible
  • Mémoire vive : 256 Mo de RAM minimum
  • Connexion internet : Obligatoire
Throne : Kingdom at War reprend tout ce qui fait le charme des jeux Plarium : une superbe finition, des mécaniques de jeu efficaces et un contenu ahurissant. Nous pourrions aisément le conseiller à quiconque souhaite se lancer dans une nouvelle aventure, si l’absence flagrante d’innovation et le modèle économique fortement discutable ne venaient gâcher la fête. En définitive, quiconque n’a jamais touché à un jeu Plarium prendra beaucoup de plaisir sur ce MMO. Pour les autres, mieux vaut attendre une réalisation avec davantage de fonctionnalités inédites.Asternosis

Si certains genres vidéoludiques connaissent quelques périodes de disette, le jeu de gestion et de stratégie en ligne continue de résister aux cumuls des âges, malgré l’absence de réelles innovations. Parmi les éditeurs à se lancer dans cette expérience, le studio israélien Plarium s’est – depuis 2010 – entièrement spécialisé dans la conception de jeux en ligne et mobiles orientés autour de ce genre. Entre Nords : Heroes of the North et Sparta : War of Empires, leur catalogue s’est vite enrichi en MMO de grande qualité, même si moult joueurs critiquent le modèle économique pas toujours équitable. Dans tous les cas, les développeurs de chez Plarium n’ont aucunement l’intention de se reposer sur leurs lauriers, continuant sans relâche à proposer de nouveaux univers à leur communauté. C’est ainsi que Throne : Kingdom at War débarque dans nos contrées avec la ferme intention de rassembler un maximum de joueurs. Néanmoins, en se basant sur une ambiance médiévale maintes fois observée chez d’autres jeux concurrents, il n’est pas certifié que l’opus perdure au fil des mois, à moins qu’il ne dispose de suffisamment de fonctionnalités inédites pour attirer les foules.


Bannière Throne kingdom at war


CONTEXTE : Un désastre absolu
Image gameplay : throne kingdom at war

« Super, de nouvelles récompenses déverrouillées ! »

Alors que le commencement de Nords : Heroes of the North nous avait conquis dès les premières minutes de jeu, le résultat est tout autre pour Throne : Kingdom at War. Quel que soit le genre (MMORPG, FPS, MOBA), chaque jeu nécessite un contexte pour immerger le joueur dans l’univers mis en avant. Or dans le cas de ce free-to-play, les développeurs se sont tenus au strict minimum : une jeune femme au décolleté proéminant vient nous souhaiter la bienvenue dans notre cité, et c’est à peu près tout ce qu’il faut se mettre sous la dent… Nos recherches sur le site officiel du titre se sont également montrées infructueuses. Mis à part le fait qu’on incarne un descendant du grand Roi – dont on ignore de qui il s’agit –, on découvre que le monde est en proie à la guerre, où le but sera de faire les bonnes alliances pour faire prospérer les biens de son peuple. Certes, cela peut faire rappeler à certains la série mondialement connue qu’est Game of Thrones, mais force est de constater que la trame scénaristique laisse un intense goût d’inachevé… En outre, sachant que l’univers médiéval a maintes fois été exploité par le passé, l’opus aura fort à faire en termes de fonctionnalités pour espérer tenir en haleine les amateurs du genre. Et connaissant Plarium, on s’attend évidemment à ce que les mécaniques de jeu, bien qu’exemplaires, n’exploitent aucune innovation, même mineure.

Image gameplay : throne kingdom at war
Image gameplay : throne kingdom at war
Image gameplay : throne kingdom at war

GAMEPLAY : Toujours aussi prenant, l’innovation en moins

Comment confondre les titres de Plarium ?

Image gameplay : throne kingdom at war

Affronter des créatures rapporte des ressources supplémentaires

En essayant tant bien que mal de faire abstraction de l’histoire, nos premiers pas se déroulent sous la forme d’un tutorial, lequel nous apprend les principales tâches que nous devrons par la suite pleinement maîtriser. Mais voilà, en à peine cinq minutes, nous nous rendons compte à quel point Throne : Kingdom at War est dénué d’intérêt. Si vous n’avez jamais touché à un free-to-play du studio Plarium, vous pourriez vous prendre au jeu ; à l’inverse, quiconque aurait déjà découvert un titre de leur catalogue n’aura aucune joie à développer sa cité. Une fois n’est pas coutume, on sait parfaitement que le jeu de gestion et de stratégie en ligne est un genre assez difficile à innover ; cependant, il devient inadmissible de copier-coller ses réalisations en modifiant uniquement le décor. Pour rappel, Throne : Kingdom at War est le huitième titre à paraître sur navigateur (celui-ci a d’ailleurs initialement été lancé sur mobiles, lequel avait su trouver un large public). Dans la suite de ce test, nous tenterons de faire abstraction de ce point, mais il sera bien sûr considéré dans la notation.

Des ressources classiques

Throne : Kingdom at War reprend un concept traditionnel dans lequel vous devez dans un premier temps construire et améliorer des champs de ressources. Mettant en avant un univers médiéval, nous retrouvons sans surprise le quadruple « bois-pierre-fer-blé », richesses obtenues à travers les scieries, carrières, mines et fermes, respectivement. En parallèle, nous obtenons également de l’or, nécessaire pour toutes les constructions. Les ressources n’ont pas d’objectifs précis, puisque toutes sont obligatoires pour élaborer et améliorer les infrastructures ; seul le blé a pour finalité de nourrir le peuple. Une fois la production lancée, il est temps d’édifier d’autres bâtiments, chacun ayant un rôle précis à remplir. Similairement à Vikings : War of Clans, les améliorations n’influent pas sur le visuel de vos structures. Pourtant, si cet aspect n’est qu’un simple détail, il demeure tellement plus prenant de voir sa cité prendre de l’ampleur en voyant les bâtiments devenir toujours plus imposant.

Image gameplay : throne kingdom at war
Image gameplay : throne kingdom at war

Des batailles minimalistes

Toutes les actions précédemment citées serviront à augmenter l’expérience du seigneur – autrement dit, vous ! – afin de débloquer des édifices supplémentaires. Vous pourrez bien sûr compter sur les nombreuses quêtes pour vous faciliter le travail. Qu’on se le dise bien, les missions ont pour seul objectif de vous récompenser, car elles n’ont absolument aucun intérêt scénaristique. Car si au début, les niveaux s’enchaînent relativement vite, la progression va progressivement se corser pour devenir plus hardcore. Nous arrivons là à un point essentiel du jeu de gestion et de stratégie par navigateur : Throne : Kingdom at War demande de la patience, beaucoup de patience ! Les constructions prendront rapidement plusieurs heures – pour atteindre plusieurs jours – avant de gagner un nouveau niveau. En d’autres termes, si vous êtes dénué de patience, ce MMO n’est clairement pas fait pour vous. Et si les temps d’attente sont longs concernant les bâtiments, ils le sont plus encore avec les unités offensives. Classées selon diverses classes que sont le Combattant, le Forestier, le Bélier, l’Archère ou encore le Templier, chacune affiche diverses caractéristiques. Par exemple, le Bélier sera essentiel pour lancer un raid sur une cité adverse, là où le Templier représente un bon compromis en termes d’attaque et de défense pour repousser des hordes barbares. Bien sûr, le temps d’attente est variable selon l’unité entraînée. Aussi, nous ne tardons pas à découvrir la carte du monde, laquelle expose l’ensemble des cités des joueurs ainsi que de nombreuses créatures à affronter. C’est bien évidemment sur elles qu’il est recommandé de cibler en début d’aventure, car les soumettre à votre volonté permet de récupérer un nombre non négligeable de ressources supplémentaires. En revanche, nous sommes quelque peu décontenancés concernant les affrontements : aucune animation, un simple compte-rendu énonçant les gains et les pertes vous sera envoyé. On en attendait tout de même un peu plus quand on sait que certains titres prennent la peine d’exposer en direct le déroulement de la bataille.


Attention, Throne : Kingdom at War n’est pas un free-to-play à mettre entre toutes les mains. Si vous connaissez bien le genre, vous devez savoir que l’aspect social et la patience sont deux vertus essentielles. Quiconque ne remplit pas ces deux qualités n’arrivera pas à apprécier ce MMO. Dans ce cas, il faudrait s’orienter vers un titre proposant une expérience plus soliste, tel Elvenar.


Image gameplay : throne kingdom at war

Sans surprise, Throne : Kingdom at War est magnifique !

La carte du RPG fait mouche

Depuis peu, les jeux de gestion et de stratégie en ligne par navigateur intègrent quelques fonctionnalités propres aux RPGs. Parmi elles se trouvent des arbres de compétences qui, pour le coup, sont fichtrement bien conçus. Découpés selon plusieurs thématiques, tous ont pour objectif d’améliorer votre production. Par exemple, un arbre est dédié à l’économie, diminuant les prix en or et en ressources des structures et des unités ; un autre est directement lié aux unités de combats, où des compétences serviront à atténuer les temps d’attente. Évidemment, toutes les compétences demandent elles-mêmes de larges montants à investir, mais aussi de longues heures d’attente. Toutefois, le jeu en vaut la chandelle puisqu’à terme, la production des ressources se retrouve augmentée, l’amélioration des édifices moins coûteuse et l’entraînement des unités offensives plus rapide. Enfin, votre personnage lui-même peut récupérer un certain nombre d’équipements que vous pourrez lui associer ; ceux-ci serviront à augmenter les statistiques globales de votre armée, bien que leur achat nécessite un investissement certain. Bref, les aspects RPGs sont assez basiques dans Throne : Kingdom at War, mais demeurent bienvenus et servent à étendre une durée de vie déjà bien conséquente.

Image gameplay : throne kingdom at war
Image gameplay : throne kingdom at war
Image gameplay : throne kingdom at war
Image gameplay : throne kingdom at war
Image gameplay : throne kingdom at war
Image gameplay : throne kingdom at war

La guerre des Ordres

Les armées pouvant atteindre quelques milliers d’unités différentes, il sera par moment inconcevable d’affronter une telle armada seul. Pour mettre toutes les chances de votre côté, vous pourrez rejoindre l’un des nombreux Ordres, à moins que vous ne souhaitiez directement en créer une. Comparable à une guilde, l’Ordre permet de combattre vos ennemis avec d’autres joueurs sous une même bannière. Le système n’est pas à prendre à la légère ; pire encore, il est même essentiel si vous avez de réelles ambitions dans Throne : Kingdom at War. En effet, l’Ordre vous permettra de partager avec les autres joueurs des ressources et des unités afin de réaliser des raids ou de repousser des envahisseurs avec plus d’aisance. À titre d’exemple, nous avons pu envoyer plusieurs centaines d’unités à l’un de nos compagnons qui se faisait assiéger. Résultat : ses pertes ont été moindres et, en retour, nous a offert un élément d’équipement qu’il avait en double. Comme on dit, l’union fait la force, et Throne : Kingdom at War n’échappe pas à la règle. Vous l’aurez donc compris, ce free-to-play nécessite de votre part d’excellentes compétences dans le domaine de la sociabilité pour subvenir aux besoins des autres et ainsi recevoir de prestigieuses récompenses en retour. D’autant plus que l’implication de chaque joueur dans la guilde a pour conséquence de la faire progresser, déverrouillant de nouvelles capacités défensives et bonus en tout genre.


GRAPHISMES, ANIMATIONS ET BANDE SONORE : Toujours un plaisir de faire affaire avec Plarium

Comme à son habitude, le studio Plarium a pris le temps de peaufiner au mieux la réalisation de son huitième jeu de gestion et de stratégie par navigateur. Tout comme ses confrères Vikings : War of Clans ou Sparta : War of Empires, Throne : Kingdom at War est muni de graphismes exemplaires, riches en couleurs et fichtrement bien détaillés. Pourtant, à l’instar de Vikings : War of Clans, nous retrouvons ce petit souci de zoom, ce qui signifie que zoomer sur certains éléments engendre un effet de flou sur les modélisations ; évidemment, cela n’entache aucunement la qualité générale du titre. Les animations, sans être transcendantes, sont fluides et permettent d’ajouter un peu de vie dans la cité. À cela s’accompagnent des bruitages de bonne facture : entre le hennissement des chevaux, l’aboiement des chiens ou encore le ponçage du bois, nous savons parfaitement dans quel univers nous nous trouvons. L’ensemble est conduit par un thème musical particulièrement doux à l’oreille, quoiqu’assez discret. Enfin, l’interface se montre tout juste acceptable. Une fois encore, chaque fonctionnalité est accessible de façon aisée, mais on regrette son manque flagrant de discrétion, un aspect également rapporté du côté de Vikings : War of Clans. Cela étant, tout cela est bien maigre par rapport à la qualité générale de Throne : Kingdom at War, vous en conviendrez.

Image gameplay : throne kingdom at war
Image gameplay : throne kingdom at war
Un mot sur la traduction : Throne : Kingdom at War propose une écriture tout juste correcte. Globalement bien écrites, les descriptions sont claires quoiqu’un peu maladroites par endroit. Par ailleurs, là où des titres comme Nords : Heroes of the North avaient pris la peine d’inclure des voix françaises, ce free-to-play préfère en faire l’impasse.

MODÈLE ÉCONOMIQUE : La monnaie premium versus les Ordres

Nous n’allons pas nous éterniser sur le modèle économique de Throne : Kingdom at War. Sans surprise, la monnaie premium permet d’accélérer toutes les constructions et l’entraînement des unités de combat. Et oui, un joueur qui mettra la main au porte-monnaie aura forcément un avantage non négligeable sur vous. En revanche, vous devez garder à l’esprit qu’un jeu de gestion et de stratégie se joue avant tout au travers des guildes – qu’on nomme « Ordres » dans cet opus. En conséquence, vous avez toutes les cartes en main pour lutter efficacement contre de meilleurs joueurs, pour peu que vous nouiez de solides relations avec vos compagnons de guilde. Effectivement, dans la mesure où vous pouvez partager les ressources et les unités offensives, vous êtes capable de réaliser des raids sur des joueurs plus puissants. Le plus important est d’avoir l’expérience du jeu de gestion et de stratégie par navigateur pour en tirer toutes ses qualités, monnaie premium ou non. Bref, le modèle économique ne doit pas être un frein dans vos objectifs de conquête. En conclusion, ce portage de Throne : Kingdom at War est une réussite – sans pour autant devenir une référence du genre – que nous vous invitons à essayer malgré son manque d’originalité et son modèle économique discutable.


Information : Ce test représente notre avis général sur ce MMO. La notation est donnée à titre indicatif. Il est évident que d’autres utilisateurs seront plus ou moins sévères sur certains critères.Asternosis
Si certains genres vidéoludiques connaissent quelques périodes de disette, le jeu de gestion et de stratégie en ligne continue de résister aux cumuls des âges, malgré l’absence de réelles innovations. Parmi les éditeurs à se lancer dans cette expérience, le studio israélien Plarium s’est – depuis 2010 – entièrement spécialisé dans la conception de jeux en ligne et mobiles orientés autour de ce genre. Entre Nords : Heroes of the North et Sparta : War of Empires, leur catalogue s’est vite enrichi en MMO de grande qualité, même si moult joueurs critiquent le modèle économique pas toujours équitable. Dans tous les cas,…
Throne : Kingdom at War est un bon jeu de gestion et de stratégie par navigateur. S’il s’agit de votre première expérience dans ce genre, vous pouvez foncer les yeux fermés (quoiqu’on vous conseillerait plus Nords : Heroes of the North, véritable référence du genre) ; pour les autres, pas certain que son manque d’originalité ne vous satisfasse.

Détails de la notation

Univers - 3.5
Richesse des unités de combat - 8
Gameplay - 7.5
Fonctionnalités annexes - 7.5
Graphismes, animations et bande sonore - 8
Modèle économique - 4.5

6.5

Note finale

Throne : Kingdom at War est un bon jeu de gestion et de stratégie par navigateur. S’il s’agit de votre première expérience dans ce genre, vous pouvez foncer les yeux fermés (quoiqu’on vous conseillerait plus Nords : Heroes of the North, véritable référence du genre) ; pour les autres, pas certain que son manque d’originalité ne vous satisfasse.

User Rating: 2.75 ( 1 votes)

Asternosis
Difficile de se décrire... Je suis avant tout un passionné de l'univers héroic-fantasy. Également, j'apprécie énormément la nature et estime que chaque vie sur Terre est sacrée. Les animaux sont nos amis, ne l'oubliez jamais !

No comments

Laisser un commentaire