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[MMORPG] Test de Neverwinter sur PC, PS4 et Xbox One

Jaquette Neverwinter
  • Note avis : (4/5)

  • Ce qu'on a aimé : Multiplateforme (PC et consoles) ; l’univers mature ; la customisation des quêtes ; les affrontements dynamiques
  • Ce qu'on a moins aimé : Commence à vieillir graphiquement ; une prise en main trop simpliste ?
  • Développeur : Cryptic Studios
  • Éditeur : Perfect World Entertainment
  • Sortie : 30 avril 2013
  • Plateformes : PC (Windows), Xbox One et PS4
  • Modèle économique : Modèle free-to-play | Boutique premium | abonnement mensuel premium
  • Langue : Française
  • Processeur : Intel Core 2 Duo cadencé à 1.8 GHz ou équivalent AMD
  • Carte graphique : NVIDIA GeForce 6600 ou AMD Radeon X1300 minimum
  • Espace disque : 23 Go disponible
  • Mémoire vive : 2 Go de RAM minimum
  • Connexion internet : Obligatoire
Dungeons & Dragons : Neverwinter devrait principalement convenir aux débutants n’ayant que peu de connaissances dans le monde du MMORPG. Peut-être trop simple pour les spécialistes du genre, ce free-to-play n’en demeure pas moins un excellent cru grâce à son système – La Fonderie – permettant à chaque joueur de créer une quête de A à Z, puis de la partager avec la communauté. Bien sûr, Neverwinter a d’autres atouts à faire valoir tels que ses environnements, certes classiques mais riches en détails, ou encore ses combats dynamiques rappelant ceux mis en scène dans l’excellent TERA. Disponible également sur consoles sans le moindre abonnement, cet opus a donc toutes les qualités pour perdurer encore plusieurs années dans nos contrées.Asternosis

Tout fan de fantasy ou de jeu de rôle connaît nécessairement la licence Donjons et Dragons, ce jeu de plateau consistant à incarner une personnalité à améliorer à travers moult armes et équipements en le faisant progresser à travers une suite de donjons. La finalité : affronter un ultime boss et l’ensemble de ses sbires, directement incarnés par le maître des jeux. Entre les elfes, les nains, les dragons ou même les morts-vivants, ce jeu de société contient absolument toutes les créatures fantastiques que l’on puisse imaginer… faisant de lui une adaptation évidente pour le MMORPG. De cela est né MMORPG free-to-play Dungeons & Dragons : Neverwinter – communément appelé Neverwinter – tout droit sorti de chez Cryptic Studios et édité par le géant Perfect World Entertainment. Initialement sorti sur PC en 2013, ce titre a connu un vif succès, comme en témoigne son adaptation récente sur Xbox One et PS4. Est-il réellement un incontournable du genre, comme beaucoup de joueurs le laissent entendre ? D’après nos sessions de test, Neverwinter a effectivement tout un tas d’arguments à faire valoir, tout en commettant quelques maladresses que l’on rencontre régulièrement dans le genre qu’est le MMORPG. Ces erreurs sont-elles fatales pour apprécier Neverwinter à sa juste valeur ? C’est ce que nous allons tenter de comprendre à travers ce test détaillé.

Bannière Neverwinter


SCÉNARIO : Un monde de fantasy, et c’est tout…

Est-il vraiment nécessaire de parler « scénario » dans Neverwinter ? Sans réelle surprise, le titre n’offre pas vraiment de trame scénaristique à compléter : il est simplement question de ramener la paix dans les terres environnantes de Neverwinter en répondant aux nombreuses demandes de la population locale. Pour être tout à fait franc, on s’attendait tout de même à une mise en scène plus poussée, car mis à part le background Donjons et Dragons, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Cela étant, le but de cette licence est justement d’imaginer et façonner le destin de son personnage. Il est donc logique que l’histoire soit mise en retrait. Toutefois, comme nous le verrons par la suite, la possibilité à chaque joueur de créer ses propres quêtes rehausse clairement le niveau, et c’est tout ce que l’on pouvait attendre d’un MMO comme Neverwinter. Enfin, les missions offertes par les nombreux PNJs de ce monde n’auront qu’un intérêt minieur, consistant généralement à tuer des montres à la chaîne ou à raisonner un autre PNJ. Bref, le réel intérêt de Neverwinter ne réside clairement pas dans les quêtes prédéfinies, mais bien par celles générées par les joueurs (voir la partie Gameplay pour plus de détails).

Image gameplay : Neverwinter

On peut définir les origines et l’histoire de son avatar

Bien sûr, avant de pouvoir s’élancer dans le monde fantastique de Neverwinter, il faut préalablement créer son avatar, une étape obligatoire comme tout MMORPG qui se respecte. Dans un premier temps, il faut choisir une race parmi les… 13 disponibles. Oui, ce n’est pas une erreur d’écriture, Neverwinter vous invite à incarner pas moins de 13 races différentes. Évidemment, le choix de la race ne doit pas être anodin car il octroie des points de caractéristiques (Force, Dextérité, Intelligence, etc.) très précis en lien direct avec la classe de personnage. Par exemple, une classe qui offre des points supplémentaires en Dextérité sera privilégiée pour les joueurs souhaitant incarner un Archer. À ce propos, les classes s’avèrent aussi étoffées : au nombre de neuf, on retrouve toutes les classes classiques du MMORPG fantasy, que ce soit le Guerrier, le Magicien, le Prêtre ou l’Archer. Là encore, nous n’entrerons pas dans les spécificités de chacune, mais force est de constater qu’elles sont suffisamment variées pour que quiconque trouve son bonheur. Ensuite, une étape ô combien importante : la distribution des points de caractéristiques. Ici, vous n’avez pas de réelle influence puisqu’à l’instar du jeu de plateau, la répartition se base sur les lancers de dés. Rassurez-vous, l’opus est optimisé et il n’est nullement question de rater son personnage. Effectivement, Neverwinter tente d’accompagner autant que possible le joueur pour lui simplifier certaines tâches souvent jugées rébarbatives pour les joueurs. Puis, il faut définir le visuel de son avatar. Pour ceux n’ayant pas nécessairement d’imagination, il existe quelques presets (c’est-à-dire des visuels préconstruits) ; pour les autres, vous passerez sans nul doute de longues minutes à concevoir un personnage qui répond à vos attentes. Si les possibilités n’atteignent pas le niveau d’un Aion ou d’un Revelation Online, il comprend suffisamment d’éléments pour empêcher de rencontrer son clone aux quatre coins de Neverwinter. Enfin, la dernière phase de création consiste à définir les origines et l’histoire de l’avatar. Plutôt anecdotique, le choix d’un background permet néanmoins de participer à l’immersion du jeu, ce qui n’est pas pour nous déplaire pour un jeu qui se base sur la licence D&D.

Image gameplay : Neverwinter
Neverwinter
Image gameplay : Neverwinter

GAMEPLAY : La création n’a de limite que votre imagination

Une progression de l’avatar plutôt classique

Il est maintenant l’heure d’envoyer son petit protégé fouler les terres hostiles de Neverwinter. L’univers peu accueillant de ces contrées se fait ressentir dès les premières secondes : la cité est majoritairement démolie et nombreux sont les soldats à avoir perdu la vie. Cependant, l’heure n’est pas au recueillement : la cité doit être rebâtie et vous aurez rapidement une longue liste de missions proposées par les PNJs à compléter. D’ailleurs, on observe bien là l’accessibilité de Neverwinter. Quiconque souhaite se lancer dans le monde du MMORPG devrait commencer par ce titre. Souvent pris par la main, la progression est plutôt simple et suit un schéma classique « quêtes-monstres-récompenses ». De fait, si certains déploreront une simplification trop prononcée des tâches – générant une certaine répétitivité –, on pourra tout de même compter sur des évènements aléatoires récurrents (comme l’apparition d’un boss ou une chasse au trésor) pour briser la routine. En parallèle, la progression du personnage souffre également d’un manque de prise de risques par les développeurs : chaque niveau acquis augmente les caractéristiques de votre avatar tout en débloquant des points de talents à investir dans des compétences actives et passives. Bref, si vous êtes à la recherche d’un MMORPG free-to-play offrant une progression à la fois complexe et originale, Neverwinter ne vous est clairement pas destiné.

Image gameplay : Neverwinter

Les aventures sont parsemées de quelques cinématiques

Des combats classiques mais nerveux

La plupart des quêtes vous envoient découper du monstre à la chaîne. Dès lors, mieux vaut espérer des affrontements prenants. Loin d’être ennuyeux, les combats n’en demeurent pas moins simples et ravira les débutants comme les confirmés. Effectivement, ils reprennent le côté très dynamique qu’a initié TERA quelques temps plus tôt. Autrement dit, il n’est nullement question de cliquer sur un ennemi et de lancer quelques compétences ici et là ; non, dans Neverwinter, vous devrez constamment vous déplacer, esquiver les attaques adverses et tenter de frapper l’ennemi par derrière pour maximiser les chances de coups critiques. Outre les attaques de base, vous pourrez vous équiper de diverses compétences que vous aurez préalablement apprises ainsi qu’une attaque dévastatrice, activable uniquement lorsque la jauge de détermination est remplie (celle-ci augmente à mesure que vous réalisez des attaques de base ou à l’aide des compétences). Enfin, vous aurez également quelques emplacements pour attribuer des potions et autres consommables, autant d’éléments essentiels face aux situations les plus délicates. Pris ensemble, le système de combat et l’interface qui l’accompagne s’avèrent épurés et accessibles, permettant à quiconque d’apprécier chaque situation face à laquelle il sera confronté.

Image gameplay : Neverwinter
Image gameplay : Neverwinter

Une durée de vie sans la moindre limite

Si les missions offertes par les PNJs n’ont pas d’intérêts majeurs, Neverwinter inclut un système baptisé « La Fonderie » permettant à quiconque, passé le niveau 15, de créer une quête dans les moindres détails. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’éditeur est fichtrement puissant. Dans un premier temps, on se doit de générer les différents terrains de jeu en définissant les objets décoratifs, les PNJs, les pièges, les énigmes et les ennemis. À partir de là, on définit les liens logiques entre les différentes salles (comment passer d’un environnement au suivant) et les dialogues. Évidemment, chaque création peut être soumise à la communauté, laquelle se charge de noter la qualité de la mission et, pour les plus généreux, d’offrir quelques récompenses bien méritées. Le fait est que depuis sa sortie en 2013, les créations se comptent par centaines (sachant qu’on peut trier selon la notation). Autrement dit, nombreuses sont les quêtes très abouties qui vous demanderont de l’entraide avec les autres joueurs, de la réflexion et bien sûr de bonnes capacités de combat. Ainsi, cette fonctionnalité représente sans nul doute le cœur de Neverwinter et se rapproche très fortement du jeu de plateau.


« Également disponible sur consoles, nous avons pu rapidement tester la prise en main sur Xbox One. Sans surprise, l’ensemble des boutons relatifs à la manette auront un rôle précis (que ce soit l’exécution de compétences ou l’ouverture de menus). De plus, la barre d’action située en bas de l’écran du jeu reprend la disposition des boutons du pad. Par conséquent, on s’adapte très rapidement, Neverwinter devenant aussi agréable à jouer que sur la version PC (bien que nous ayons une préférence pour le combo clavier/souris… Une affaire de goût, en somme). »


Image gameplay : Neverwinter
Image gameplay : Neverwinter
Image gameplay : Neverwinter
Image gameplay : Neverwinter
Image gameplay : Neverwinter
Image gameplay : Neverwinter

Quelques modes PvE et PvP pour parfaire le tout

Bien sûr, si la Fonderie promet des dizaines, que dis-je, des centaines d’heures d’occupation, Neverwinter n’oublie fort heureusement pas d’inclure divers modes de jeu PvE et PvP. Très classique, le PvE se déroule sous la forme de donjons à arpenter en groupes. La difficulté est très variable : si certaines zones peuvent aisément être accomplies en solo, d’autres en revanche demanderont une parfaite combinaison des capacités de chacun. Côté PvP, le classique prend là encore le dessus avec des modes vus et revus : entre les duels à 1 vs. 1, on retrouve un mode Dominion à 5 vs. 5 (dont le but est de capturer des bases puis les défendre face aux offensives adverses) ou encore un mode Ecarmouche (c’est-à-dire un match à mort en équipe très traditionnel). En revanche, on apprécie que les modes se déroulent sur des cartes relativement petites, offrant des batailles généralement courtes mais épiques. De plus, les statistiques des joueurs sont remises à niveau pour l’ensemble des joueurs, empêchant les hauts niveaux de prendre l’ascendant sur d’autres personnes moins avancés et avec des armes/équipements moins puissants.


GRAPHISMES, ANIMATIONS ET BANDE SONORE : Globalement satisfaisant !
Image gameplay : Neverwinter

Les affrontements sont très dynamiques dans Neverwinter

Neverwinter propose des environnements variés et riches en détails : que ce soit les cavernes, les pics enneigés, les forêts denses ou encore les marées peu chaleureuses, le titre promet un dépaysement total. Cependant, la modélisation n’est pas toujours parfaite, incluant des textures pas toujours réussies. Effectivement, certaines d’entre elles apparaissent troubles, tandis que d’autres s’avèrent franchement grossières. Malgré ces désagréments, nous ne pouvons qu’apprécier la direction artistique entrepris par le studio qui rattrape aisément ces petits écarts techniques, au prix d’écrans de chargement assez nombreux. Si leur durée reste fort heureusement acceptable, on regrette leur présence trop prononcée, quoique permettant un affichage rapide des environnements et un aliasing assez discret. Dans la même logique, les animations sont fluides et de qualité, rendant les affrontements toujours plus impressionnants et, de fait, plus agréables à réaliser. Du côté de l’interface, Neverwinter fait très fort : elle vise à être le plus sobre possible afin de maximiser l’immersion. Le résultat nous a clairement conquis : malgré sa discrétion, le tout reste très lisible.

Pour clore cette partie, intéressons-nous à la bande sonore du jeu, dirigé par Kévin Manthei. Peu connu du grand public, il a tout de même participé à quelques réalisations de renoms comme Star Trek Online. Ainsi, les compositions musicales de Neverwinter collent parfaitement avec son atmosphère fantaisiste. Pris ensemble, les aspects techniques et visuels de ce MMORPG n’ont absolument pas à rougir, surtout pour un free-to-play.

Image gameplay : Neverwinter
Image gameplay : Neverwinter
Un mot sur la traduction : Sans surprise, la traduction de Neverwinter est de bonne facture. Notamment, certaines quêtes rédigées par les joueurs force le respect. Un atout supplémentaire à accorder à ce MMORPG gratuit !

MODÈLE ÉCONOMIQUE : Pas de pay-to-win à l’horizon, mon capitaine !

Jusqu’à présent, Neverwinter ne commet que peu d’erreurs. La plupart étant de l’ordre du détail, ce free-to-play a semble-t-il toutes les cartes en main pour continuer à s’imposer sur ce marché concurrentiel. Il reste toutefois une dernière information à élucider et non des moindres : l’influence de la monnaie premium sur la progression de l’avatar d’une part, mais également sur l’équilibre entre les joueurs lors des affrontements PvP d’autre part. Pour être tout à fait franc, Neverwinter reprend la recette traditionnelle du MMORPG gratuit ; autrement dit, il n’est pas plus pay-to-win qu’un autre free-to-play. Mais concrètement, qu’est-ce que cela signifie ? Pour faire simple, la monnaie premium – qu’on appelle les Zens – permettent avant tout d’améliorer le confort du jeu et d’accélérer la progression de son avatar. Par exemple, agrandir la taille de son sac, débloquer de nouveaux emplacements de personnage ou accélérer l’expérience acquise à travers diverses potions sont autant de possibilités que vous pouvez acheter dans Neverwinter. En revanche, il n’existe aucune arme ou équipement augmentant de façon significative les statistiques de l’avatar. Finalement, Neverwinter s’apparente à un pay-to-fast : acheter à la boutique ou acquérir un compte premium ne permettent que de simplifier la progression et/ou d’avoir un plus grand confort. Sans nul doute, ces éléments ne sont destinés qu’aux fans de la licence Donjons et Dragons car nous n’avons absolument pas senti la moindre difficulté à progresser dans cet univers. Sachant que les affrontements sont prenants et dynamiques, couplés à une durée de vie infinie grâce aux quêtes personnalisables, Neverwinter a tout d’un grand MMORPG et peut aisément tenir tête aux géants que son TERA ou Revelation Online.


Information : Ce test représente notre avis général sur ce MMORPG. La notation est donnée à titre indicatif. Il est évident que d’autres utilisateurs seront plus ou moins sévères sur certains critères.Asternosis
Tout fan de fantasy ou de jeu de rôle connaît nécessairement la licence Donjons et Dragons, ce jeu de plateau consistant à incarner une personnalité à améliorer à travers moult armes et équipements en le faisant progresser à travers une suite de donjons. La finalité : affronter un ultime boss et l’ensemble de ses sbires, directement incarnés par le maître des jeux. Entre les elfes, les nains, les dragons ou même les morts-vivants, ce jeu de société contient absolument toutes les créatures fantastiques que l’on puisse imaginer… faisant de lui une adaptation évidente pour le MMORPG. De cela est né…
Sans être follement original, Neverwinter séduit avant tout grâce à son système "Fonderie" permettant à quiconque de créer des missions de A à Z. L'ensemble est de qualité et promet de longues heures de jeu, seul ou entre amis. Recommandé pour les débutants comme aux confirmés !

Détails de la notation

Scénario - 5
Factions et classes - 9
Gameplay - 8.5
Fonctionnalités annexes - 10
Graphismes, animations et bande sonore - 7.5
Modèle économique - 7.5

7.9

Note finale

Sans être follement original, Neverwinter séduit avant tout grâce à son système "Fonderie" permettant à quiconque de créer des missions de A à Z. L'ensemble est de qualité et promet de longues heures de jeu, seul ou entre amis. Recommandé pour les débutants comme aux confirmés !

User Rating: 4 ( 1 votes)

Asternosis
Difficile de se décrire... Je suis avant tout un passionné de l'univers héroic-fantasy. Également, j'apprécie énormément la nature et estime que chaque vie sur Terre est sacrée. Les animaux sont nos amis, ne l'oubliez jamais !

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